09
octobre 2018

Partage de vos données personnelles sur internet : faut-il s’inquiéter ?

Marc Zuckerberg répond aux questions d’une commission sénatoriale américaine. Il a le visage grave, l’air contrit. Cette image a fait le tour du monde en quelques minutes. En cause la divulgation d’une fuite d’informations massive mise en œuvre par la société Cambridge Analytica qui a exploité une faille de sécurité de Facebook. 87 millions d’utilisateurs ont pu être affectés par ce siphonnage de données. En 2016, une fuite rendait publiques des informations sur les militaires suédois, leurs véhicules et leurs plans de défense. En 2017, Uber confirmait que les données de 57 millions de ses usagés avaient été divulguées.

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Autant dire qu’il ne se passe pas un mois sans que les journaux ne relatent une fuite d’informations massive de sociétés  privées ou même d’organismes publics. Pouvons-nous pour autant réduire l’exposition de nos données personnelles ? Cela semble peu probable car nous vivons dans un monde d’exploitation de données. Nous transmettons presque quotidiennement des renseignements personnels au monde extérieur : lorsque nous nous créons des profils sur Internet, écoutons de la musique ou regardons des vidéos en ligne.

Nom, e-mail, date de naissance, adresse postale, numéro de carte bancaire, etc. sont autant d’informations que vous acceptez régulièrement de partager avec des tiers (après avoir lu consciencieusement la clause de confidentialité). Vous ne réalisez sûrement pas que ces services collectent souvent bien plus d’informations que vous ne le pensez.

Quelques exemples : pourquoi les séries produites par la plateforme de streaming Netflix enregistrent de telles d’audiences ? Tout simplement parce que Netflix collecte et analyse des dizaines de paramètres sur les habitudes de visionnage de ses utilisateurs, lui permettant d’analyser leurs goûts et de leur proposer des produits qui répondent à leurs attentes.

Parfois, ces services ne nous demandent pas directement nos données ; ils préfèrent passer par l’intermédiaire de nos relations.

Réalise-t-on que lorsque l’on « tague » des amis sur une photo Facebook, nous donnons l’autorisation de lancer un processus de reconnaissance faciale et d’y associer une identité ? La prochaine fois que cet ami apparaîtra dans une photo, Facebook proposera son nom spontanément et sans notre intervention.
Saviez-vous que lorsque LinkedIn nous propose de découvrir « qui parmi nos connaissances » utilise l’application, le service demande en fait notre accord pour accéder et exploiter notre répertoire de téléphone ?
Et enfin, saviez-vous que lorsque nous utilisons Facebook pour nous connecter à un service tiers, nous autorisons l’interconnexion des données entre les deux services ?

En plus des informations personnelles que nous fournissons et de celles que nos amis partagent, des milliers de données « techniques » sont collectées et analysées.

Saviez-vous que certains modèles de Roomba, le petit aspirateur autonome, cartographient les plans de votre maison et peuvent aller jusqu’à en déduire de quel mobilier sont équipées vos pièces ?
La plupart des applications pour smartphone récupèrent également le modèle du smartphone, le niveau de batterie, la capacité disponible, le nom de l’opérateur mobile...

À chaque fois notre intérêt est mis avant : faciliter l’identification, personnaliser le service, payer moins cher.

En économie, cette information gratuite générée par les réseaux s’appelle une externalité positive. Un avantage créé gratuitement par l’interaction des acheteurs et des vendeurs. En fait, c’est un marché de dupe, car si du côté du fournisseur de service l’information est obtenue gratuitement, celui-ci la valorise, l’exploite et souvent la revend à l’insu du consommateur.

Si l’on considère que la moitié des données existantes a été générée uniquement en 2017, on peut très vraisemblablement supposer que l’appétit pour ce type de données va augmenter dans le futur. La montée en puissance actuelle du « machine learning » n’est rendue possible que par l’apprentissage qui n’est autre qu’un mécanisme de collecte et d’analyse de données.

Malgré les risques évidents de mauvaises utilisations de données par les  puissants  de ce monde, nous ne sommes pas d’avis qu’il faille totalement s’opposer au phénomène du big data. Afin d’utiliser de manière adéquate ces applications qui améliorent tant nos vies, il importe en tant qu’utilisateur d’être conscient des conséquences liées au partage des données. De leur côté, bien conscientes de la situation, les instances publiques émettent de plus en plus de lois afin de réguler ce domaine. Celles-ci s’assurent d’une part que les sociétés protègent leurs systèmes contre, par exemple, les actions mal intentionnées de hackers, et d’autre part que ces entreprises exploitent adéquatement ces informations, sans en abuser. Ainsi, la part du budget des entreprises allouée à la sécurité informatique et au traitement des données clients est en constante croissance, portée par un environnement économique favorable. Cette conjoncture offre de nouvelles opportunités aux investisseurs.

 

Saviez-vous que nous avons un pôle d’experts au sein de la Banque qui fait régulièrement le point sur les dernières innovations disruptives ? Notre Tech Innovation Team poursuit un double objectif ; comprendre les évolutions technologiques et identifier celles dont vous pourriez profiter via des investissements. Elle identifie les tendances émergentes et fournit un décryptage complet par sujet.

 

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