04
juin 2019

« Sell in May… »

Le dicton selon lequel il vaut mieux vendre ses actions en mai pour les racheter en septembre est tout à fait à l’ordre du jour cette année. Non pas que les marchés des actions aient dégringolé, mais ils ont tout de même perdu entre 3 et 8 % en moyenne durant le mois de mai. Mais la question de savoir s’il est préférable pour l’investisseur de se tenir éloigné des marchés des actions jusqu’en septembre inclus, reste en suspens.

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© Photo by AbsolutVision on Unsplash

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine pèse bien évidemment sur le moral. Plus un accord commercial se fait attendre, plus la pression que subit l’économie est grande. En cause, non seulement les tarifs imposés et les entraves aux échanges qui en découlent, mais aussi le report des investissements planifiés. Une incertitude qui n’a rien de positif. La guerre commerciale s’est en outre encore intensifiée depuis que les États-Unis ont imposé un embargo essentiellement dans le but de bloquer le Chinois Huawei. La lutte pour la suprématie technologique fait rage.

Mais l’incertitude géopolitique est loin d’être une prérogative des États-Unis ou de la Chine. Les élections européennes et la fameuse saga du Brexit sont bien de chez nous. Les récentes élections pour le Parlement européen nous apprennent que même si aucune vague populiste n’a submergé le continent, la majorité au Parlement devra comporter 3 fractions au lieu de 2. Entre-temps, rien n’a été résolu au Royaume-Uni et l’Italie risque toujours une pénible confrontation avec l’Europe en ce qui concerne son déficit public.

Le monde n’est donc pas vraiment devenu plus sûr pour les investisseurs. Les chiffres économiques sont en outre très nuancés, surtout en ce qui concerne la confiance des entrepreneurs. Par conséquent, les rendements obligataires sont en chute libre. Le taux allemand à 10 ans n’est qu’à un soupir de son niveau le plus bas mesuré à l’époque en 2016. Et les marchés obligataires envoient donc un signal clair. Peut-être sont-ils convaincus d’une baisse des taux via les banques centrales, d’un affaiblissement de l’économie ou d’une baisse de l’inflation en général. Rien de bien concluant non plus au vu de l’évolution des cours des banques européennes. La plupart sont cotés nettement en dessous de leur valeur comptable, ce qui reflète leur vulnérabilité. Les choses s’annoncent mal sachant que les entreprises européennes dépendent en grande partie du financement des banques pour leur activité.

La bonne nouvelle est que la plupart des investisseurs sont plutôt sous-pondérés en actions et qu’ils achètent sur correction. Cela sera-t-il suffisant pour soutenir le marché ? Seul l’avenir le dira.

 

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