27
juin 2019

Se mettre au vert

Les obligations vertes peuvent générer de solides rendements à long terme et avoir un impact positif mesurable sur la planète que nous partageons tous.

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Il y a un peu plus de dix ans, la Banque européenne d’investissement (BEI) émettait sur la Bourse de Luxembourg une obligation portant un nom inhabituel : la « Climate Awareness Bond ». Cette obligation offrait aux investisseurs la possibilité d’investir dans un support dont les fonds sont dédiés au financement de projets en lien avec les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Ce titre à revenu fixe émis en 2007 était le précurseur d’une classe d’actifs plus connue aujourd’hui sous l’appellation « obligations vertes ».

À la suite de l’émission de la BEI, le marché des obligations vertes s’est développé lentement mais sûrement – pour atteindre 4 milliards d’euros en 2010, puis 10 milliards d’euros en 2013 – avant d’exploser et d’enregistrer un montant d’émissions record de 15 milliards d’euros au cours du seul mois de janvier 2019.

Quels sont les facteurs à l’origine de l’envolée du marché des obligations vertes, qui s’enorgueillit de compter désormais plus 600 émetteurs à travers le monde et qui s’approche à grands pas de la barre des 400 milliards d’euros de valeur totale ?

Tout d’abord, il est à noter que cette niche obligataire est née à peu près en même temps que le mouvement plus vaste de l’investissement responsable, qui a basculé en 2006 lorsque les Nations unies et un petit groupe d’investisseurs institutionnels ont adopté les Principes pour l’investissement responsable.

Ces principes promeuvent l’intégration de facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement afin de mieux gérer les risques et générer des rendements durables à long terme. Ils comptent désormais plus de 2 000 signataires à travers le monde, parmi lesquels des investisseurs et des gérants d’actifs, qui, collectivement, représentent plus de 73 000 milliards d’euros d’actifs détenus ou gérés.

Dans ce contexte, les obligations vertes poursuivent un objectif spécifique : apporter un financement pour des projets nouveaux ou existants ayant pour objectif d’avoir un impact environnemental positif pouvant être évalué et, dans la mesure du possible, quantifié.

De tels projets portent sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la prévention et le contrôle de la pollution, la gestion durable des terres et de ressources naturelles, la biodiversité, la gestion de l’eau et des déchets, ainsi que le transport vert.

Bien qu’il n’y ait pas de définition unique de la composante d’une obligation verte, plus de 95 % des émetteurs s’appuient désormais sur une certaine forme de certification externe pour apporter la preuve de leur bonne foi dans l’appréhension du développement durable.

Comme dans le paysage global de l’investissement responsable, il s’avérera essentiel d’étendre l’accessibilité, la comparabilité et la publication de données pertinentes afin de continuer à développer la base des émetteurs et des investisseurs sur le marché des obligations vertes.

Le marché des obligations vertes compte plus de 600 émetteurs mondiaux et sa valeur totale atteint près de 400 milliards d’euros. 

Les obligations vertes financent d’ores et déjà l’introduction de pratiques agricoles durables en Pologne, de solutions à énergie solaire en Afrique du Sud, de l’écotourisme en Indonésie, de logements sociaux économes en énergie en France, d’éoliennes au Mexique et de l’eau potable propre en Suède.

À peine une décennie après la première émission, la liste de ces projets utiles ne cesse de s’allonger – soulignant ainsi l’attrait particulier des obligations vertes, qui représentent potentiellement l’opportunité de générer de solides rendements sur le long terme et d’avoir un impact positif mesurable sur la planète que nous partageons tous.

Cet article a été compilé par KBL European Private Bankers. Son contenu et les points de vue énoncés – basés sur des informations provenant de sources que nous estimons fiables – sont ceux du Group Asset Allocation Committee (GAAC) de KBL epb en date du 1er juin 2019 et sont susceptibles d’être modifiés. Cet article est d’ordre général et ne constitue en aucun cas un conseil juridique, comptable, fiscal ou en investissement. Tous les investisseurs devraient garder à l’esprit que la performance passée ne constitue pas un indicateur fiable de la performance future et que la valeur d’un investissement peut augmenter ou diminuer.

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