24
novembre 2017

Vintage. Les anciennes Aston Martin en pleine forme

Les trois ventes qui se sont déroulées autour de Rétromobile ont montré que le marché se réajustait légèrement, certains lots n’ayant pas été adjugés. Dans l’ensemble néanmoins, les maisons venues à Paris purent se féliciter une fois de plus de la bonne tenue des enchères. Quant aux Aston Martin, hormis deux invendues, elles firent comme promis, de jolis scores.

vintage-oude-aston-martins-in-topvorm

Une vente haute en couleur

Avec 78% des lots vendus et un chiffre d’affaires de 19 millions €, la troisième édition de la vente RM Sotheby’s à Paris réalisa un score plus qu’honorable. Si la DB5 estimée entre 1,1 et 1,3 million €, qui avait un temps appartenu à Nicolas Cage, n’a pas trouvé preneur, la DB6 de 1966 Fiesta Red, à l’intérieur noir, modifiée en conduite à gauche en 1985, et appartenant à un très grand collectionneur suisse, fut quant à elle, adjugée pour la somme de 392 000 €. Une vente réussie bien que légèrement en deçà de la fourchette basse de son estimation.

 

 

Classic and young timers

Chez Bonhams, quatre Aston Martin brillaient sous le quadrillage de la splendide verrière du Grand Palais. L’ancêtre, une stupéfiante Aston Martin Le Mans 1,5 litre 2ème série, Tourer châssis long 1933, fut la seule à ne pas trouver repreneur, ce qui confirme une certaine inflexion du marché. Les collectionneurs actuels ont envie de se faire plaisir et se tournent vers des automobiles plus récentes, plus faciles d’usage. En revanche, la youngtimer, l’Aston Ma@rtin V8 Série 3 Coupé 1974, état d’origine, conduite à gauche, boîte manuelle, fit un joli score dépassant largement son estimation (de 50 000 à 80 000 €). Elle fut attribuée 126 500 € avec tout de même 66 221 km au compteur et une carrosserie abimée par les grêlons. Comparativement, la V8 Volante cabriolet 1984, l’une des 849 construites, conduite à gauche d’origine, fit une moins belle performance puisqu’elle n’atteignit pas tout à fait la fourchette basse de son estimation (150 000 à 180 000 €). Le cabriolet, que qualifiait l’ex PDG d’Aston Martin, Victor Gauntlett, d’«élégant pur-sang, magnifiquement construit, luxueux, rapide et parfaitement sûr » a été vendu 140 300 €. Blanc Pennine sand avec sellerie de cuir brun à passepoil beige et capote beige, comme elle est encore aujourd’hui, est une des 173 construites avec ces caractéristiques. Son nouveau propriétaire a de quoi se réjouir ! Mais, c’est pour le lot 315 que la salle retint son souffle. La DB4 série IV coupé 1961, conduite à gauche d’origine, livrée neuve en Europe, historique continu, numéros de châssis et de moteur concordants, sortie tout juste d’une restauration professionnelle et respectueuse (90% de la voiture est d’origine), était évaluée entre 450 000 et 650 000 €. Elle fut adjugée 609 500 €. Ce prix témoigne d’une autre tendance du marché qui privilégie les lots en bon état, « prêts » à l’emploi. Certes, ils valent plus cher à l’achat mais, comme les collectionneurs le savent pertinemment, les restaurations de qualité demandent beaucoup de temps et d’argent.

 

 

Trio gagnant !

Très attendue, la vente Artcurial n’avait pas que l’éblouissante et unique Ferrari 335 S Sport Scaglietti dans les starting blocks. Sous le feu des projecteurs, celleci eut droit à son catalogue spécifique et fut finalement achetée, après 11 minutes de suspense, 32 millions €, devenant ainsi la deuxième voiture la plus chère du monde (derrière une Ferrari GTO de 1962 vendue par Bonhams en 2014) et provoquant une salve d’applaudissements dans l’assistance. Hervé Poulain, Matthieu Lamoure et Pierre Novikoff pouvaient se féliciter que l’enchère ait aboutie ce qui participa largement au chiffre d’affaires total enregistré : un peu plus de 56 millions €. La maison française, avec 80% des lots vendus, pouvait même s’enorgueillir d’avoir réalisé la plus importante vente aux enchères dans ce secteur en Europe. Quant à la part des Aston Martin dans ce résultat, elle n’est pas négligeable. L’impeccable et envoûtante DB4 Convertible Série V de 1963, à la robe bleu nuit, l’une des 19 produites de cette série conduite à gauche, fit partie des quatre voitures dépassant la barre du million €. Elle a atteint 1 473 200 €, frais et taxes inclus. Un prix justifié par son état époustouflant et ses « matching numbers » (moteur d’origine). Datant de 1961, la DB4 dotée d’options spécifiques comme l’overdrive, les jantes chromées, le radiateur d’huile, le moteur haute compression et un compteur de vitesse gradué jusqu’à 300 km/h a été attribuée 536 400 €. D’une splendide couleur dorée, la DB2/4 MKIII Coupé de 1957 à la sellerie beige a une allure folle et un moteur d’origine entièrement refait à neuf, deux arguments solides pour la racheter 274 160 €. Sans doute la verrat- on disputer des prix lors de concours d’élégance ou de rallyes historiques ! undefined

À lire aussi

Une-gestion-durable-de-votre-portefeuille

Une gestion durable de votre portefeuille

Vous souhaitez allier investissement financier rentable et impact sociétal ? En optant pour la gestion de portefeuille durable, vous investissez dans un avenir positif, pour vous et les générations futures. En lien avec vos valeurs, votre patrimoine est investi dans des entreprises responsables, triées sur le volet.

Lire la suite
investissement-immobilier

Investissez autrement dans l’immobilier !

Comme la plupart des Belges, vous avez une brique dans le ventre ? Investir dans l’immobilier physique constitue une forme d’investissement intensive en capital, qui peut également être risquée. C’est pourquoi, chez Puilaetco Dewaay Private Bankers, nous vous offrons des solutions en investissement immobilier de façon indirecte.

Lire la suite